Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Journal d’un Métaphysicien de passage.

Journal d’un Métaphysicien de passage.

Déambulations, soliloques, billevesées et autres histoires à dormir debout.


Apparu...

Publié par konrad sur 25 Janvier 2014, 16:10pm

Catégories : #Ma prose en 2014

(Lars Van De Goor. Photographe)

(Lars Van De Goor. Photographe)

Dehors le ciel est gris et sans nuage.

L'horizon obstrué par la bruine ne laisse filtrer que quelques arbres chétifs dont les branches frissonnent sous un vent frais.

Des gouttes charnues ponctuent le silence en s'écrasant mollement sur la pierre.

L'air froid et humide ajoute sa langueur à cette journée qui s'étire sans fin.

 

Ce paysage derrière la fenêtre, n'existe que parce que je le vois.

Il n'acquiert sa réalité que sous le regard de ma conscience.

Si je ferme les yeux il est encore présent à mon imagination, mais si je disparaît, il disparaît avec moi.

Le monde n'est-il qu'un produit de ma conscience, qui n'existe point hors d'elle ?

 

Le ciel, la terre, les arbres, sont toujours là dans leur hiératique présence.

Je frissonne en voyant les branches décharnées ployer sous le vent frais.

Le gris du ciel enveloppe sans hâte le jour d'une monotonie mélancolique.

 

Je regarde par la fenêtre cette nature et mes pensées s'envolent comme des feuilles au vent.

Les yeux fermés je goûte insolemment ces sensations, je m'enivre et me laisse porter par ces perceptions.

 

Ce territoire est en moi.

Il m'habite autant que je l'habite.

Lui et moi sommes irrigués par la même sève, par la Vie !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives