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Journal d’un Métaphysicien de passage.

Journal d’un Métaphysicien de passage.

Déambulations, soliloques, billevesées et autres histoires à dormir debout.


Derrick Jensen.

Publié par konrad sur 14 Juin 2012, 17:44pm

Catégories : #Pensées originales.

Cela fait depuis plusieurs années que je voulais écrire un livre sur la relation réciproquement bénéfique et extrêmement complexe entre les réalités oniriques et éveillées.
Mais à chaque fois que je finissais un livre et m'attelais à celui-ci, un autre livre demandait soudainement mon attention, et remettait le projet à plus tard.
Puis cette année ce livre s'est clairement imposé, comme nous allons l'explorer ici.
Il ne pouvait plus être remis à plus tard.
Et comme cela se passe si souvent avec les messages qui viennent des lieux où nait l'écriture, j'ai choisi de les ignorer.
J'ai pensé que la raison que j'avais d'ignorer ces messages était, comme nous semblons toujours penser à propos de ces raisons, inéluctable.
Dans ce cas ma raison était que le monde physique, réel est en train d'être tué et je ne voulais pas gaspiller mon temps à écrire sur les rêves.
Avec le monde entier en jeu, n'importe quel livre – action, pensée, journée, vie – qui n'aide pas à réussir à arrêter cette culture qui tue la planète est inexcusable, impardonnable.
Et comment un livre sur les rêves pourrait aider ?
Et puis ça m'est venu.
En partie parce que cette culture qui tue la planète ignore, dévalorise et diabolise les messages provenant de ces lieux d'où viennent l'écriture, les rêves, et tant d'impulsions, d'idées et d'êtres.
Cette culture essaie de créer une séparation rigide entre ce qu'elle appelle l'humain (1) d'un côté et ce qu'elle appelle le naturel ou le surnaturel d'un autre côté ; elle favorise alors ce qu'elle appelle l'humain aux dépens du reste.
La différence fondamentale entre la façon de vivre des civilisés et et celle des indigènes est que pour le civilisé, même le plus ouvert d'esprit, écouter le monde est une métaphore. Pour les peuples indigènes traditionnels, ce n'est pas une métaphore ; c'est la façon de s'entendre avec le monde réel.
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