Je flâne à l'heure où la rivière coule nonchalante vers son devenir, où la glycine dévale des murs de pierres indolentes, où le silence et la solitude sont les muses propices à l'inspiration.
Passant devant un sanctuaire de beautés végétales j'avise une colonie de vermines. Ne tolérant pas cette horreur j’envoie valdinguer au loin cette engeance, ces marchands de bondieuseries plaintives, ces fossoyeurs du vivant, ces refourgueurs de morales usagées, ces ravaudeurs de concepts usés, ces néantiseurs de sens, ces pourrisseurs de désirs qui croissent sur la vigueur de nos élans en l'étouffant de leurs passions mortifères.
Il y a des choses que l'on doit s'interdire de saloper, en particulier son âme et il est nécessaire d'émonder les parasites qui s'y collent si l'on veut conserver un accès naturel et sain à la lumière.
