Le mince filet de vie qui s'écoule dans mes jours ne charrie que des traces rêvées, sans consistances. Mes mains qui tentent de saisir leur réalité ne retiennent que des souvenirs effilochés. Tout paraît si vrai, si convainquant pour le somnambule qu'il en tisse son existence. Mais le courant draine ces images vers l'oubli tandis que le crépuscule fait naître les ombres. Je rêve toujours sans être vivant.
Moi-même.
