J'ai longtemps cherché mon âme comme on cherche avec inquiétude les lunettes qu'on a sur le nez.
Quand j'ai reconnu, je ne sais comment, qu'elle n'était ni perdue ni égarée, qu'elle avait toujours été là, qu'elle est moi, je me suis senti soulagé et un peu ridicule.
Dorénavant je m'en vais gaillardement, mon âme en bandoulière, cueillir la rosée qui vient à point.
Moi-même.
