Une page se tourne et celle qui s’ouvre me laisse songeur.
Que me réserve cette ouverture sur l’épilogue ?
Quelles traces ma vie y a déjà inscrites ?
Je goûte cet instant d’ivresse où tout parait possible.
Vais-je devenir libre ? Libre des contingences du moi ?
Les seules susceptibles de nous enfermer à vie dans leurs sortilèges.
Être quelqu’un, réussir dans la vie, donner une bonne image de soi, avoir de l’ambition, faire quelque chose de sa vie, être intégré socialement… Toutes ces injonctions qui nous habitent font de nous des somnambules.
Je me raconte des histoires, ma vie est tissée de ces malentendus. Croyances, habitudes, réflexes, constituent un moi social qui ne correspond pas tout à fait au sentiment que j’ai de MOI. C’est vers cette liberté que me porte mon désir.
Ne plus jouer mais être. Simple, sans artifice ni sous entendu. Plus d’image projetée, plus d’affichage ou d’histoire trompeuse.
Ma vie est un roman, je veux dire une fiction, une fable, une pièce de théâtre.
Reconnaître la dimension factice et l’esprit de sérieux de cette mise en scène c’est pour moi accéder à la vraie liberté. Celle où l’on n’est plus dupe de cette apparente réalité.
Il ne s’agit pas de se réprimander et d’accuser l’ego de tous les maux. Il est préférable d’entretenir un rapport fraternel à soi. La vie ne nous est pas hostile. Dans le creuset de notre intériorité tout participe à l’élaboration de ce que nous sommes dans notre intimité spirituelle.
C’est ce que je voudrais voir advenir dans cette page blanche, ce qui importe le plus ; l’Amour.
Moi-même.
/image%2F0587577%2F20260714%2Fob_22f1d4_iwona-czubek-bajka-z-drewna-zloty-meda.jpg%26f%3D1%26nofb%3D1%26ipt%3Ddde7f403b3fd6b6bdbf124464bdfef257aad52f96b725aeaab4b9deed5288b19)