Lorsque l’homme était un chasseur cueilleur il était nomade.
C’était avant tout un être "sentant" se fiant à son instinct.
Son monde était ouvert, son temps cyclique, ses préoccupations limitées à l’essentiel, il vivait au jour le jour.
En devenant sédentaire l’homme devient un être "pensant".
Il divise le temps en passé, présent, futur, il fractionne son espace en territoires, il sépare la société en classes.
Peut-on rêver d’un homme réconcilié, unifiant sa puissance, ses sens et sa conscience, conjuguant en lui tous les aspects de sa nature, accordant la raisonnance et la résonnance.
Un peu nomade par goût de la liberté dans un monde dont il se sait passant et enraciné dans une tradition toujours vivante et vibrante dont l’origine plonge dans le cosmos infini…