Tout l’art du prestidigitateur consiste à faire porter l’attention du spectateur sur un point précis tandis que d’un autre coté il réalise son tour.
Dans le domaine politique nombreux sont ceux qui ont ce talent.
L’un des tours le plus magistral est de nous faire croire que nous sommes en démocratie.
La preuve de cette démocratie (du grec dêmos, peuple, et kratos, pouvoir) ; à chaque élection nous choisissons nos représentants et s’ils ne nous satisfont pas nous avons la liberté de les révoquer au prochain scrutin.
Cette " évidence ", répétée avec insistance et conviction fini de nous convaincre que nous sommes sous le régime politique le plus égalitaire qui soit.
Pourtant lors des élections, et la dernière présidentielle en est un exemple éloquent, il semble que quelque chose nous échappe, que cette démocratie a un arrière-goût amer, que les candidats si différents soient-ils ne sont que les faces d’une même pièce ?
Et si la démocratie dont on nous vante les vertus n’avait de démocratie que le nom ?
Voila que la lumière commence à se faire en lisant cet article du blog : Démocratie ? Ou ploutocratie ?
Et la réflexion se poursuit en visionnant ces vidéos d’Etienne Chouard.
On y apprend que la démocratie des Grecs était fondée sur la question centrale du pouvoir et de son contrôle et que la vraie démocratie repose, non pas sur l’élection, mais sur le tirage au sort.
Cette perspective change tout, si radicalement qu’elle nous oblige à repenser de fond en comble notre système actuel.
Et c’est précisément cette remise en question, à la fois vertigineuse et potentiellement salvatrice, qui est réjouissante.
Car cette utopie a été, encore pratiquée ici ou là, mise en œuvre, expérimentée durant deux cent ans et a démontrée sa pertinence.
Cette graine ne demande qu’à fleurir pour peu qu’on la plante à nouveau.
Bonne réflexion et visionnement.