Attention malheureux ! Ne foule pas la glèbe comme un malotru sans gène et sans reproche.
Ça n’est pas parce que tu es aveugle et sourd aux murmures de la nature au point d'être infatué que cela t'autorise à faire n’importe quoi.
N’en déplaise aux arraisonneurs de rêves, aux contempteurs de l’imaginaire, aux sonneurs de glas des récréations réjouissantes et autres Zoïle qui courent les rues en tenant le haut du pavé ; le petit peuple a droit de citer.
Point n’est besoin de savante érudition ou de culture encyclopédique pour appréhender le petit monde.
Ouvrir son cœur et se laisser porter sur les vagues de l’âme jusqu’au au lieu-dit où la magie opère.
Les faits sont là, le "fada" le sait bien qui voit son destin filer entre les doigts de fées…
Elles tissent nos rêves de fantaisie colorée, elles habillent nos aventures de costumes flamboyants, nous rendent légères les injonctions du quotidien et souriantes les tristesses éphémères.
Au hasard du chemin, dans les interstices de nos pensées, se glisse la possibilité d’une rencontre.
Gobelins, farfadets, elfes, lutins, fées, gnomes et léprechauns se rient de notre pesanteur et arpentent joyeusement la terre selon des modalités qui nous sont étrangères.
Où sont-ils demandez-vous ? Mais là, ici et là, devant le regard de celui qui n’a pas abdiqué au poids du réel…