Parmi tous les concepts développés par Ken Wilber il y en a un, particulièrement intéressant, qui met en perspective la différence entre les états et les stades de conscience.
Les états de conscience, que beaucoup vivent à certaines occasions, dans l’éveil, le rêve ou le sommeil profond, induits par la méditation, la prière, le yoga, une marche en pleine nature, ou faire l’amour par exemple, ainsi que les états de conscience modifiés, par toutes sortes de drogues, ont ceci en commun c’est qu’ils sont éphémères.
" Même les expériences extrêmes et grandioses, même les états modifiés, aussi profonds soient-ils, viennent, durent un peu, et passent.
(…) Là où les états de conscience sont éphémères, les stades de conscience sont permanents.
(…) Par exemple, lorsqu’un enfant a passé les stades de développement linguistique, il accède au langage de façon permanente. "
Autrement dit, un état de conscience va être traduit, interprété, commenté selon le stade de conscience dans lequel nous nous trouvons.
Un individu peut vivre une NDE et dire que la lumière qu’il aperçoit est le Christ.
Ou qu’il s’agit de son ange gardien, ou de l’Amour, ou de la conscience absolue, en fonction du stade auquel il se trouve au moment donné.
Il en est ainsi de tous les états, ils sont vrais mais relatifs à un stade particulier, comme quelqu’un qui verrait un paysage en gravissant une montagne, son point de vue s’élargirait en fonction de la hauteur à laquelle il arrive.
Ceci s'applique à de nombreux domaines, comme en politique par exemple, ou l’on peut vivre dans un pays démocratique occidental et avoir la mentalité d’un taliban.
Il est donc pertinent d’avoir ces nuances à l’esprit afin de saisir la complexité des influences qui agissent sur les individus.
Pour de plus amples développements, consulter le blog Le Journal Intégral et lire " Le livre de la Vision Intégrale " de Ken Wilber. InterEditions.