Journal d’un Métaphysicien de passage.
Déambulations, soliloques, billevesées et autres histoires à dormir debout.
Odilon Redon. Ophélie au milieu des fleurs. Mais, hélas ! Les vers sont si peu de chose quand on les écrit trop tôt ! Il faudrait attendre, amasser du sens et de la douceur pendant toute une vie, une longue vie si possible, et puis, tout à la fin, peut-être...
Johny Hemelsoen. Photographe. Il est parfaitement concevable que la splendeur de la vie se tienne prête à côté de chaque être et toujours dans sa plénitude, mais qu’elle soit voilée, enfouie dans les profondeurs, invisible, lointaine. Elle est pourtant...
Magritte. --- Il y a dans les êtres une sorte de double vie: la forme et la lumière, l’objet et l’ombre. Le silence même est à double face: la mer et le rivage, le corps et l’âme. Edgar Poe
" Je suis jeune, et il y a beaucoup de révolte en moi ; je ne peux assurer que j’agis toujours avec discernement quand l’impatience et le déplaisir m’emportent. Mais au plus profond de moi-même je sais que la soumission mène plus loin que la rébellion,...
"Auprès des Sophes et mal vue d'eux une petite compagnie d'internés se groupait autour d'un jeune homme du Tibet qu'ils regardaient comme leur maître. Cet Asiatique était connu sous le nom de Nakiñtchanamoûrti, ce qui veut dire en langue sanscroutane...
Ta tâche n’est pas de chercher l’amour, mais de simplement chercher et trouver tous les obstacles que tu construis contre l’amour. Rûmî.
Abruti par les bruits Affamé de silence Assoiffé d’espace Je veux me nourrir D’un souffle d’air D’un murmure fugitif Revoir sous mes pieds Cet ancien sol nu Dépouillé de goudron Pour retrouver La fantaisie des chemins. Jean-Baptiste Besnard
"- C'est vrai, j'oubliais. Vous êtes trop jeune pour avoir connu cela. On appelait jadis acteur un homme qui prêtait son corps à une force, à un désir ou une idée, c'est à dire, comme on disait pour abréger, à un dieu qui vivait par lui. Il savait appeler...
Le mystère des choses, où donc est-il ? Où donc est-il, qu’il n’apparaisse point pour nous montrer à tout le moins qu’il est le mystère ? Qu’en sait le fleuve et qu’en sait l’arbre ? Et moi, qui ne suis pas plus qu’eux, qu’en sais-je ? Toutes les fois...
La guerre qui inflige avec ses escadrons le Monde est le type parfait des errements de la philosophie. La guerre, comme tout ce qui est humain, cherche à modifier. Mais la guerre, plus que tout, cherche à modifier et à modifier fortement et à modifier...