Journal d’un Métaphysicien de passage.
Déambulations, soliloques, billevesées et autres histoires à dormir debout.
Joaquim Simoes. Photographe. " Rose, ô pure contradiction, volupté de n'être le sommeil de personne sous tant de paupières."
" - Mais quoi de plus réconfortant que de constater que nous sommes moins que rien ? C’est donc qu’en nous retournant nous serons quelque chose. N’est-ce pas un grand réconfort pour la chenille d’apprendre qu’elle n’est qu’une larve, que son état de tube...
Stephan Andronache photographe . La rose est sans pourquoi. Elle fleurit parce qu'elle fleurit. Elle ne se soucie guère de se voir. Elle ne se soucie guère d'être vue. Angelus Silesius.
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées, Des montagnes, des bois, des nuages, des mers, Par delà le soleil, par delà les éthers, Par delà les confins des sphères étoilées, Mon esprit, tu te meus avec agilité, Et, comme un bon nageur qui se pâme dans...
" Tel homme s’éveille, le matin, dans son lit. A peine levé, il est déjà de nouveau endormi ; en se livrant à tous les automatismes qui font que son corps peut s'habiller, sortir, marcher, aller à son travail, s'agiter selon la règle quotidienne, manger,...
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ; Oh ! là là ! que d' amours splendides j'ai rêvées ! Mon unique culotte avait un large trou. - Petit-Poucet rêveur,...
Le poète en des jours impies, Vient préparer des jours meilleurs. Il est l’homme des utopies, Les pieds ici, la tête ailleurs. C’est lui qui sur toutes les têtes, En tout temps, pareil aux prophètes Dans sa main, où tout peut tenir Doit, qu’on l’insulte...
Que fais-tu ? De tout. Que vaux-tu ? Ne sais. Présage, essai, puissance et dégout. Que vaux-tu ? Ne sais Que veux-tu ? Rien, mais tout. Que sais-tu ? L’ennui. Que peux-tu ? Songer, songer pour changer chaque jour en nuit. Que sais-tu ? Songer pour changer...
Il s’avère que ce poème a été attribué à tort à Charlie Chaplin par des inconditionnels de l’artiste. Rendons à l’auteur la paternité de ce beau poème, Kim et Alison Mc Millen, écrit en 2001. Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en...
Oui. Je comprends qu'on aille aux fêtes, Qu'on soit foule, qu'on brille aux yeux, Qu'on fasse, amis, ce que vous faites, Et qu'on trouve cela joyeux ; Mais vivre seul sous les étoiles, Aller et venir sous les voiles Du désert où nous oublions, Respirer...