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Journal d’un Métaphysicien de passage.

Journal d’un Métaphysicien de passage.

Déambulations, soliloques, billevesées et autres histoires à dormir debout.


Carnet de voyage.

Publié par konrad sur 7 Juillet 2025, 13:07pm

Catégories : #Ma prose en 2025

Photo Internet.

Photo Internet.

 J'aime les histoires, surtout celles teintées de mystère et de merveille. Elles stimulent mon imaginaire en m’offrant des aventures à bon compte. Alors quoi de mieux que d'aller sur les lieux mêmes où se déploient ces contes et légendes, en l'occurrence l'Aude et plus particulièrement le Razès ; pays source d’histoires et de mythes qui se mélangent avec l'harmonie des paysages. Ici se conjuguent le Saint Graal des cathares à Montségur, l’arche d’alliance des templiers, le mystérieux trésor de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château et l’ésotérisme de ses constructions, la montagne énigmatique de Bugarach et ses extra-terrestres. Voilà une destination qui a de quoi ravir les amateurs de mystère les plus exigeants.
Alors c’est parti, à moi la quête périlleuse et le dévoilement des arcanes. 
Bugarach s’offre dans sa magnificence de façon surprenante au détour d’un virage. La montagne s’impose par sa forme tranquille, elle semble accueillante et bienveillante. Demain je la gravirais avec le secret espoir d’une rencontre ou d’un phénomène insolite. Il existe toutes sortes d’histoires et de témoignages, du plus farfelu au plus rigoureux, qui tisse autour de cette montagne une aura qui ne laisse pas indifférent. Cela exerce, qu’on le veuille ou non, une amicale suggestion que ce "pech" abrite quelque chose de spécial, d’une nature sensible difficilement explicable dans un monde rationaliste. 
 Deux voies s’offrent au randonneur pour arriver au sommet. Une, exigeante, appelée voie de la fenêtre et une autre, voie du col de Linas. J’ai tenté la voie de la fenêtre qui passe par un sentier doux près d’une cascade qui vaut le détour. C’est un havre de douceur niché dans un enclos bordé de hautes parois. A cette saison la cascade a peu de débit, l’eau se fait rare. Puis la montée se fait plus raide et à mesure de ma progression je me rend compte que mes forces s’amenuisent à tel point que j’ahane à chaque pas en suant à grosses gouttes. Le passage de la fenêtre étant signalé comme difficile car il longe un vide et nécessite de poser les mains, je me contente de le regarder de loin. Je décide, au regard de ma forme, de rebrousser chemin. Je repartirais demain par le col de Linas. 
 Il m’aura fallu un peu plus de deux heures pour gravir la montagne jusqu’au sommet, et ça monte, parfois rudement. J’ai vu un beau paysage au sommet lequel domine sur 360 degrés tout l’horizon.
J’ai rencontré 5 personnes à l’aller comme au retour, je n’ai rien vu ou ressenti quelque chose de particulier. J’étais plongé dans des pensées parasites qui tourbillonnaient dans ma tête sans que celles-ci aient un intérêt quelconque. J’étais mu par l’idée simple d’arriver au sommet, et si j’avais en arrière-plan cette image d’un Bugarach habité par des présences exogènes, je suis passé totalement à coté ou en dehors. Me reste tout de même cette sensation de n’avoir "rien vu", rien "senti" ou remarqué. Je dois être infirme de ce coté là, trop inattentif, trop intranquille, trop préoccupé à mettre un pied devant l’autre en évitant le faux pas. J’aurais tant voulu revenir auréolé d’une rencontre avec un extra-terrestre, d’un voyage en soucoupe volante, d’une visite de l’intérieur de la montagne ou d’un passage à travers une "porte interdimensionnelle".
 Qu'importe, ce fut une belle aventure et j'étais content de voir que je pouvais encore faire une petite ascension avec malgré tout des courbatures. Bien que n'ayant pas tout à fait touché l'objet de ma quête, je garde néanmoins l'intime conviction que cette montagne recèle un mystère.

Moi-même.

 

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J
J’aime encore mieux cette version-là, plus dans la confidence. Je m'étais demandé quelle voie tu avais choisie, je vois que c'est le deux. :) J’adore cette région. L’année dernière, j’ai grimpé sur le Piz Carlit, dans une vallée adjacente. C’était un défi, mais j’y suis parvenu. Dans la vallée du Têt qui y mène, au pied du Canigou, il y a un monastère, restauré au XIXème siècle, mais qui a gardé toute sa magie — l’esprit du lieu y est sûrement pour quelque chose : Saint-Martin du Canigou.
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K
Bonjour Joaquim,<br /> Cette ballade m'a inspiré et ton commentaire m'invite à parcourir cette belle région plus avant. Le Canigou et ses alentours sont la promesse de randonnées davantage à ma portée. Je regarderai du coté du Piz Carlit. Tu connais cette région visiblement. J'aime aussi l'histoire des hommes qui côtoie les paysages et y inscrit sa trace, souvent religieuse. Je me vois déjà arpentant les cols... ;)

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