Je ne vais pas pleurer sur les mollahs.
En octobre 79, jeune baba cool, je rentre en Iran avec le "magic bus" dont ce sera le dernier voyage qui devait nous amener initialement jusqu’à New Delhi.
A ce moment-là les rues de Téhéran sont le théâtre de gigantesques manifestations contre le Shah et son régime. Le soir, le couvre feu est déclaré et j’entends des tirs. c'est intense et violent. Français, je bénéficie d’une certaine bienveillance des iraniens qui attendent la venue de Khomeini réfugié en France. A l’époque, je pense qu’une majorité accueillait la république islamique avec soulagement.
Comme nombre de révolutions – sinon toutes – elles commencent dans l’ivresse et l’euphorie et se terminent plus ou moins rapidement avec la gueule de bois. Celle-ci n’échappe pas à la règle.
N’empêche, en passant, dès les premières années des embargos et des sanctions économiques sont décrétées par les occidentaux contre l’Iran. Une quarantaine d’années continue. Pourquoi ? Je ne sais pas et je ne rappellerais pas la période antérieure avec Mohammad Mossadegh.
Comme le dit un proverbe lointain : "Si tu affames ton chien, ne t’attend pas à ce qu’il te lèche le cul."
Voilà où nous en sommes aujourd’hui.
Demain est un autre jour.
Moi-même.
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