Je récapitule.
Parti de pas grand-chose, arrivé à rien ; le constat est implacable.
Si la trajectoire ne contredit pas la réalité, celle-ci fut néanmoins ponctuée de rencontres remarquables, de joie profonde et de grâce subtile.
Je récapitule.
L’effervescence agite le monde. Les esprits s’émulsionnent. L’horizon se contracte jusqu’à n’être qu’un point inintelligible. La planète vacille, elle est devenue un environnement interconnecté où chaque ébranlement est ressenti partout.
Je récapitule.
L’affaire est sérieuse. Rien ne reviendra comme avant.
"Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître, et c’est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres." Antonio Gramsci.
Nous en sommes là.
Je récapitule.
Je ne sais rien. Je ne comprends rien. Penser à "Dieu", quand bien même je n’ai pas d’idée précise sur le sujet, me satisfait dans mon incertitude. C’est peu mais essentiel.
Je lui parle dans mon intériorité. Une prière toute simple et me voilà rassuré.
C’est peu mais je me sens rasséréné.
Moi-même.
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