Je ne suis pas un spécialiste en ésotérisme, mais ce que je lis parfois sur certains sites ou forums dédiés à l’ésotérisme tient plus du catalogue d’informations qu’à l’exposition d’une doctrine.
L’ésotérisme est réduit à une information factuelle au même titre que celles délivrées dans les médias, à ceci près qu’elle est prétendue secrète et réservée seulement aux élites gouvernantes.
Sa divulgation rend le public averti, mais guère plus avancé, car elle n’est que l’autre face d’une même médaille dont la valeur reste identique.
Fort de ce " délit d’initié ", le lecteur devient instruit " d’ésotérisme " et se pense investi d’un savoir qui le distingue du commun.
C’est à mon avis le symptôme d’une société de consommation qui tend à tout niveler et mettre sur le même plan les " nourritures terrestres " et " célestes ".
La passivité du consommateur va à l’encontre de l’agir de " l’ésotériste ".
On perd de vue que l’homme ne se nourrit pas que de pain et d’eau, et si la digestion des aliments solides est instinctive et automatique, il n’en est pas de même pour les " nourritures spirituelles " qui demandent un effort d’attention et d’assimilation.
C’est pour cela, qu’à priori, il n’y a pas d’ésotérisme sans initiation, sans préparation préalable du postulant par une autorité en la matière, sans transmission vivante, directe.
Il s’agit en quelque sorte d’une révélation qui met en œuvre des forces, agissantes notamment sur le psychisme, qui doivent être maitrisées par le néophyte sous peine d’être envahi et débordé par celles-ci.
C’est dans l’intériorisation que s’opère le passage de l’horizontalité à la verticalité, le déclenchement de la transmutation du savoir en co-naissance (CAD naissance avec ; renaissance).
La rencontre de ces courants provoque une transformation et l’être accède à une prise de conscience immédiate, un véritable retournement, dont la conséquence est un accroissement de liberté, de joie, de sérénité et de légèreté.
L’ésotérisme est un engagement qui demande davantage de resserrement que de relâchement.
C’est pourquoi il est réservé à celles et ceux qui ont le désir sincère de retrouver la plénitude de la conscience.