La médit-action c’est l’acte d’aller au centre de soi-même.
Là où se trouve le point de jonction de toutes les directions.
C’est passer de la mondanité triviale au sanctuaire du monde intérieur.
Mais sur le seuil on peut facilement s’abandonner aux caprices d’une pensée vagabonde, qui tournant en rond sur elle-même, nous hypnotise.
Cette torpeur crée un léger dédoublement du mental dans lequel on peut divaguer à son aise tant cet interstice est le lieu de tous les égarements.
Dans le monde intérieur, pour peu qu’on le visite régulièrement, l’on passe sous l’attraction d’un autre centre de gravité que celui du corps physique, celui du corps énergétique.
Plus subtil, plus dynamique, il est l’embryon d’un corps interdimensionnel dont le corps physique est la matrice.
De là on peut percevoir à quel point nous sommes soumis à la pesanteur du corps et à ses accrochages telluriques.
Lorsqu’on veut s’élever afin de se ressouder à la céleste permanence on perçoit la tension de cette verticalité.
L’attention, la précision, le resserrement, l’exactitude sont de rigueur.
Et s’il y a un lâcher prise nécessaire de la densité, il n’est pas dans l’abandon et le relâchement de ses facultés psychiques et mentales.
Car chaque pas dans l’élévation est soumis à une tentation d’extériorité, à une distraction quelconque qui dévie et coupe l’élan de l’âme.
On peut ainsi mesurer notre degré de liberté, l’état de notre intériorité et notre disponibilité à recevoir l’impulse de l’esprit.
Entre la verticale et l’horizontale il y a tout un monde qui n’est séparé par rien, si ce n’est par l’intention que nous avons, ou pas, de refaire l’alliance avec l’esprit absolu.
La médit-action est un pas dans cette direction.