Je reviens d’une semaine de randonnée dans les Pyrénées.
Brève parenthèse durant laquelle s’articulent tous les fondements de ma mythologie.
L’errance, la liberté, la méditation, les rythmes naturels, la simplicité, la marche, la joie...
Je pars en autonomie complète avec juste le strict nécessaire, le plus léger possible, et je me laisse porter par l’invisible désir de chevaucher le monde.
Un abri pour dormir, de quoi me protéger de la pluie, du vent et du froid, un réchaud et des provisions pour la semaine et me voilà prêt.
Je romps les habitudes et les accrochages ; plus d’internet, de téléphone, de télévision, de journaux, plus d’amis, de voiture, de maison...
Seul mon corps est la dernière enveloppe entre la terre et moi.
Une semaine c’est peu, c’est assez pour mesurer la distance entre l’idée et sa réalisation.
Assez pour effleurer le sentiment que " La beauté sauvera le monde ".
Instant de communion dont le silence tisse le langage abstrait du symbole.
Que ne suis-je suffisamment poète pour chanter l’indicible.
Je reviens comblé de ce voyage.
Déjà la vie me porte vers d’autres rivages.
Auxquels j’accoste le regard plein d’espérance sur ce chemin inconnu.