Si j'avais plus de courage et de caractère, je vivrais comme Diogène.
Je fermerais mes oreilles à tous les bonimenteurs et laisserais ma propre voix m'instruire.
Philosophe errant je partirais exercer ma vie à l'art du dépouillement et de l'autosuffisance.
Mener une existence frugale, ascétique et déraisonnable.
J'irais en chemin avec un paletot et une besace vilipender les bourgeois qui obscurcissent mon soleil.
Mais aujourd'hui je n'ai rien à leur opposer, rien qu'une chimère qui me colle à la peau comme une ombre.
Un rêve qui ne pèse rien, qui suffit à peine à entretenir l'idée que la vie n'a rien à voir avec ce que l'on me présente.
