Silence..., solitude..., sommeil…
Les ornières de l’habitude ont dressé des rails sans imaginaire.
L’errance ne guérit pas de l’exil.
Le regard est borné par le convenu, le connu, le repérable.
Il est prisonnier d’un savoir qui est un placage, une interprétation de ce qu’est le réel.
Le moi est une fiction, une construction usurpatrice de la réalité destinée à conserver son identité et ses prérogatives.
Voir, renouveler sans cesse son regard sur les choses et les êtres afin de les voir dans leur innocence première, sans jugement ni à-priori.
Rompre avec les peurs fictives, les doutes neutralisants et les hontes héritées.
Se débarrasser d’un savoir hallucinatoire afin de retrouver une pauvreté d’esprit qui s’étonne avant de comprendre.
Se mettre à nu sans anxiété, sans désir de posséder ni d’accaparer.
Être tout entier vigilant à l’inattendu, ouvert à la vie et à l’émerveillement.
La percée radicale de l’éveil ne s’est pas produite. Cependant la veilleuse intérieure est toujours active, prête à s’enflammer pour peu que l’être ose se consumer totalement.
L’espérance est le combustible qui entretient la flamme. Il brûle au-delà du temps auquel il n’est pas réductible.
De toute façon, quand bien même je ne sais pas qui je suis ; je suis !
Moi-même.