Manuel Dominques. Photographe.
On vieillit de ne plus être irrigué par la sève de nos rêves et l’amertume des illusions perdues.
La vie se recroqueville comme une peau de chagrin sur nos os sclérosés.
Nous peinons de ne plus avoir la force de déplacer le poids des habitudes.
Tandis que le souffle nous manque pour ranimer les braises de l’enthousiasme.
Trop de savoir encombre notre esprit, trop de certitudes habillent notre devenir.
Il n’y a plus de place pour l’incertain, pour le nouveau et pour l’émerveillement.
C’est de cela que l’on meurt.
Pour se renouveler il faut brûler les scories qui brident l’élan naturel de l’âme qui est celui de retrouver son innocence au contact de l’Absolu.
Le feu consume, éclaire, réchauffe.
A son contact l’âme reprend vie et flamme.