Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Journal d’un Métaphysicien de passage.

Journal d’un Métaphysicien de passage.

Déambulations, soliloques, billevesées et autres histoires à dormir debout.


Anne, ma soeur Anne...

Publié par konrad sur 23 Septembre 2012, 09:56am

Catégories : #Ma prose en 2012

 Est-ce une question de temps, d’âge ou de circonstances ?

Mais je suis porté à récapituler ma vie.

A tenter d’en faire une synthèse et ne garder, comme on le ferait avec des photos de vacances, que ce qui parait valable et important.

 

 C’est en marchant que mes pensées, affranchies de la pesanteur, sont les plus fécondes.

Elles courent comme ces chiens qui à l’ombre de la tutelle de leur maitre, furètent dans tous les coins.

Débusquant ici ou là de quoi alimenter la réflexion.

 

 C’est ainsi que tout à mon interrogation se fait jour en mon esprit une idée aussi inattendue qu’insoupçonnable.

Ce qui se manifeste en arrière-plan de ma récapitulation et s’imprime de manière irréfutable, c’est qu’une "conscience", c’est le mot qui me vient à l’esprit, veille et observe.

Cela apparait sur chaque photo de mon existence alors que je ne garde aucun souvenir de l’avoir vu ni de l’avoir pris.

 

En poursuivant le fil de ma perception, je localise cette conscience "au-dessus" de moi, différente de ma conscience de veille, détachée des contingences affectives et semblant observer une neutralité bienveillante.  

Je l’imagine posséder un point de vue plus large sur la situation de ma vie et je l’assimile volontiers à cette petite voix qui parfois prévient d’un évènement ou à l'intuition qui éclaire une situation.

Cette conscience fait le lien entre toutes les expériences, lui donne du sens et de la cohérence.

C’est la pierre angulaire de l’édifice.

 

 Ce que perçois en dévidant ce fil d’Ariane, c’est que cette conscience n’a que faire des choix que je fais sur la couleur ou la forme du pantalon que je vais mettre, de l’attention que je porte à ma voiture, du résultat du match de foot, de la salade que je me prépare ou du film que je m’apprête à regarder.  

Non pas que cela n’ai aucune importance, c’est une récréation.

 

 Ce qu’elle observe, c'est ce que j'interprête, c’est l’intention que je mets dans mes actes, quel feu alimente la flamme de mes émotions, vers quoi se porte mon désir, quelle est ma conscience de "l’autre", que fais-je de la bête si je veux faire l’ange ?

 

 A l’instant où je me demande pourquoi je la situe en dehors de moi me vient l’idée que c’est mon identification à mon caractère, à ma personnalité, à mes idées, à mon MOI qui fait obstacle à cette reconnaissance.

L’habitude de me penser en ces termes réduit ma conscience à ce corps et cela crée un empêchement rédhibitoire.

C’est tellement puissant qu’il y a un refus catégorique, une opposition majeure même si intellectuellement il y a accord.

Pourquoi ne puis-je l’assimiler ?

Par peur de perdre mon identité, mon MOI.

Pourquoi ?

Je ne sais pas c’est irrationnel.

 

 C’est comme sauter dans le vide sans filet, réellement sauter, je veux dire pas simplement en imagination mais avec une totale conscience jusque dans les cellules du corps.

Ça se passe uniquement entre soi et soi et ça n'est pas qu'affaire de volonté.

 

 Dans le fond j'aime penser que cette conscience rit de mes élucubrations, elle doit les connaitre et sait que ce qui importe est probablement au-delà de ce que j'imagine.

 

 C'est pourquoi ce que j'écris est encore imparfait à rendre compte de ce qui m'agite mais c'est l'exercice qui est intéressant, il jette un peu de lumière, il met un peu d'ordre dans la confusion des notions.

 

 Donc l’enquête continue...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives