Photo de Margaret Bourke White. 1937
" Classer n’est pas comprendre " a écrit un philosophe.
Pourtant c’est ce que notre société productiviste s’évertue à faire.
Elle catégorise les individus, dissèque ses comportements, découpe en séquence toujours plus minuscule toutes ses activités sous le prétexte d’être plus performante.
Il y a dans cette volonté d’organiser, de prévoir, un souci légitime d’améliorer les conditions d’existence.
Mais à ne considérer que les aspects pratiques, matériels, fonctionnels de l’existence, se pose une question métaphysique.
Dans cette espèce d’autopsie de l’humain, n’y a-t-il pas une volonté inconsciente d’éradiquer le vivant ?
Comme si la vie était la plaie qui rendait l’homme malade et dont il doive se guérir ?
De tout ce qui dérange ; le baroque, le sensible, le poétique, l’imprévisible !
Tout ce qui fait qu’un être humain n’est pas qu’une machine docile à produire et à consommer !
C'est ce à quoi nous assistons dans le laboratoire de nos sociétés modernes et contre quoi il nous faut résister par un
réenchantement de la vie.