Il n’y a que des murs autour de mes pensées.
Ce MOI qui tourne en rond dans sa cage en maugréant contre le monde, est-il seulement vivant ?
Ou n’est-il qu’une savante mécanique mue par des réflexes et des habitudes ?
La part de soi qui se heurte à la folie du monde, revient sans cesse à un noyau de certitude chéri comme un trésor.
A cette cellule qui donne le sentiment d’être vivant malgré toutes les contradictions flagrantes, malgré tous les dénis infligés à la conscience.
Intuitivement je sais que si : " Je suis dans le monde, je ne suis pas du monde ".
Comment sortir de ce conditionnement, sans être hors de soi, sans perdre la tête ?
Seule l’imagination créatrice peut nous affranchir des limites d’une pensée soumise à la gravitation.
Seule l’imagination nous détache des liens de nos représentations.
Entrevoyons dans le craquement sinistre de la terre ce rai de lumière si longtemps retenu.
Faisons en sorte que dans la terre de notre corps advienne l’être complet auquel nous aspirons.