Les images de cette vague déferlante qui dévaste tout sur son passage, charriant pèle mêle voitures, camions, maisons comme s’ils s’agissaient de simples fétus de paille, sont impressionnantes.
Surréalistes, tant cette démesure, que l’on croyait confinée aux films catastrophes hollywoodiens, se déverse en temps réel sur nos écrans.
Comment imaginer qu’un tel déferlement de force surgisse si brutalement et balaie toute trace de vie comme on efface d’un trait d’éponge un tableau noir.
Les catastrophes dépassent notre entendement.
Elles ne répondent à aucune logique et nous laissent hagards, désemparés, sans voix sur le bord d’un gouffre de questions qui nous assaillent.
Premières pensées pour toutes les victimes que la vague a croisé sur son chemin et emporté sans distinction.
Pour celles qui ont tout perdu en quelques minutes et qui doivent songer à tout reconstruire.
Tous ces gens qui, quelques minutes auparavant menaient une vie normale, usuelle, et qui bascule dans l’horreur sans nom.
La vie ne tient à pas grand-chose.
Un coup de dé lancé sur le tapis de l’existence.
Il n’y a rien à comprendre, rien à expliquer.
Juste à s’intérioriser et faire appel à son intuition pour qu’elle nous guide sur le chemin.