Le désenchantement du monde poursuit son œuvre mortifère.
Nous assistons presque impuissant à un flot d’informations délétères qui nous submerge de désespérance.
Accablés d’un lourd fardeau, sous le joug de contraintes impérieuses, nous avançons péniblement dans cette grisaille qui borne l’horizon
Pourtant il est des raisons d’espérer : " Là où est le danger, croît aussi ce qui sauve. " Hölderlin.
L’homme n’est pas fait que pour habiter le monde de la puissance, du consumérisme et du pouvoir d’achat !
Il a en lui des aspirations nobles qu’il convient de défendre et de soutenir.
Nous devons résister à l’entropie, à la dissolution, à cette entreprise généralisée de la médiocrité qui tend à faire de l’homme une bête de somme.
LA crise que nous traversons est initiatique en ce sens qu’elle nous débarrasse drastiquement de la gangue qui obstrue notre conscience.
Elle nous place face à des choix existentiels auxquels nous ne pouvons nous soustraire sous peine d’aggraver la situation.
Chacun a en soi la possibilité de ressouder l’alliance avec ce qui est le principe intérieur de sa créature.
Il est toujours temps de s'arrêter, de faire une pause et de reconsidérer les rêves qui peuplaient l'enfance de notre
innocence.