Je viens de regarder " The social network ", le film sur la création de Facebook.
L’histoire d’un jeune " surdoué " qui crée une entreprise au succès fulgurant.
Bravo, on applaudi à la " success-story ", mais sans oublier l’envers du décor.
Ce faisant, le film reflète bien l’état actuel de la culture dominante dans notre société, celle du business, de l’argent, du profit, de la jouissance immédiate.
C’est le genre de film qui colonise notre imaginaire sur les valeurs de la réussite.
Qui ne rêve de fonder une entreprise aussi florissante que rapide, qui ne s’identifie à ces entrepreneurs jeunes et brillants que l’on affiche comme les héros des temps modernes ?
Pourtant à y regarder de plus près on s’aperçoit que le fond sur lequel se déroule le conte est quelque peu vermoulu, le "
héros " se brouille avec ses amis et fini par ne plus en avoir, son idée de départ suspectée de spoliation donne lieu à un procès, ses relations sont objets de négociations et
d’intérêt.
Certes la vie n’est pas une promenade de santé, mais si la morale pour réussir c’est d’être un requin on comprend mieux l’état de notre société.
A trop flatter le coté prédateur de la nature humaine on fini par voir le monde comme un instrument à son service, sans songer (ainsi qu’à l’autre) à son existence.