Le nouvel an est arrivé et il ne s’est rien passé.
Ouf, nous l’avons échappé belle ! C’est déjà ça de gagné !
Mais à quoi avons-nous échappé au fait ?
A la crise de foi(e) pardi, tout bonnement !
C’est que le pire étant toujours probable, il nous est servi à toutes les sauces.
Et tandis que notre foie digère les chocs au lard, notre foi vacille sous les coups du sort.
Comment échapper aux cortège de misères qui nous accablent ?
Aucun Dieu barbu ne nous entend du haut de son nuage.
Il va nous falloir faire preuve d’imagination pour tracer une voie nouvelle.
Clore nos oreilles aux voix funestes des sirènes consuméristes.
User de notre sensibilité pour nous renouveler.
Car cette crise qui ne cesse de nous affecter est consubstantielle à notre nature.
Elle est la vie réfutant par son perpétuel mouvement toute stagnation.
L’illusion de la durée éternelle.
Toute crise est le cri de ce qui doit disparaître.
En notre for intérieur nous avons " des oreilles pour entendre et des yeux pour voir ".
A nous de les déciller afin que cette nouvelle année soit placée sous des auspices enthousiastes.