Sous un ciel d’airain ils martèlent leur corps à coups d’exercices laborieux.
Courir sur le sable, flexions, abdos, sous les cris d’un coach de patronage.
Ils exsudent en râles poussifs une imbécilité rétive au labeur.
Qu’ont ces gens ordinaires, comme vous et moi, pour s’infliger pareil tourment ?
L’idée du corps ! Rester jeune et beau, galbé d’artifices vantés dans les pubs.
Voilà la raison de tous ces outrages que l’on fait subir au corps.
Tous ces forçats de la ligne, grimaçants sous l’effort agissent comme des mécaniques.
(Georges Grard. Sculpteur)
Aucun ne souris, aucun n’exulte une joie saine et sincère parce qu’aucun n’y prend plaisir.
Personne n’a l’idée de fouler au pied ces pitreries et d’aller jouir simplement du soleil, de se gorger de cette beauté limpide qu’une mer étale ponctue en ressac, au rythme vivant d'un cœur universel.