La vie s'écoule en mince filet de mélancolie,
D'un corps qui se ratatine autour d'un noyau de solitude.
Les pas se font lourds, les pensées tournent en rond, les habitudes se convertissent en rituel et les désirs, tels des cierges consumés, peinent à éclairer le devenir.
Le Réel a fait irruption !
Ici, maintenant, sans récusation possible.
Pourtant je n'arrive pas à être malheureux.
Quelque chose résiste, une idée intimement présente,
Cette vie ; je l'ai voulue, désirée tant et si bien qu'elle ne peut rien contre moi.
Elle est moi autant que je suis elle.
De cela je tiens ma joie et ma liberté.
Moi-même.
