Il y a un paradoxe dans notre société de communication ; plus une situation se complexifie, plus l’information qu’on nous délivre est simpliste, réductrice et caricaturale.
Qu’il s’agisse de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon ou de l’intervention militaire en Libye, l’impression d’être prit pour un imbécile par les médias domine.
Dans les deux cas, on nous administre un discours qui se veut rassurant en minimisant les risques et les conséquences d’une catastrophe avérée.
Pire, on tente de faire passer un mal pour un bien en justifiant la destruction comme un mal nécessaire.
Que ce soit cette incurie des experts japonais du nucléaire à maitriser le pire, ou cet empressement à l’intervention militaire en Libye, on voit bien que les véritables intérêts en jeu n’ont rien de bienveillants, de démocratique ou d’humanitaire mais sont purement et simplement dictés par des stratégies financières et économiques.
Cette duplicité du discours qui tend à s’instaurer dans toutes les sphères du pouvoir nous infantilise et nous déresponsabilise en nous cantonnant dans des positions duelles ; bien et mal, gentil et méchant, pour ou contre..., ce qui fait le lit des extrêmes qui se repaissent des simplifications faciles et reprennent ainsi un peu partout du poil de la bête.