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Journal d’un Métaphysicien de passage.

Journal d’un Métaphysicien de passage.

Déambulations, soliloques, billevesées et autres histoires à dormir debout.


Considération intempestive.

Publié par konrad sur 13 Septembre 2011, 09:41am

Catégories : #Ma prose en 2011

Dans les initiations traditionnelles l’accent est mis sur deux tendances qui sont des freins à l’entrée dans le mystère.
La peur et le doute.
 

 

Si la peur du quand dira-t-on, de la bienséance, d’une certaine morale conformiste, d’une idée de soi est trop présente, elle constitue un empêchement à la poursuite du  " travail " car celui-ci réclame un dépassement  de toutes les représentations.
 

 

Toutes les initiations proposent une sorte de " mort symbolique " où le néophyte est placé face à cette prise de conscience qu’il est plus que ce qu’il croit être.
Si la détermination de l’impétrant n’est pas suffisamment grande celui-ci va se trouver prit par ses représentations et dans l’impossibilité de poursuivre.
Il ne peut accéder plus avant à la réalité pluridimensionnelle de sa nature car il est encore trop dominé par sa " terrestrialité ".
 

 

L’entrée dans le mystère est avant tout une expérience, un déconditionnement, une " conversion ", un passage de " l’enfer " à l’endroit.

Aller au-delà de ses peurs ce n’est pas devenir un surhomme insensible, c’est avoir une claire conscience de ses limites.
C’est aussi se rendre compte de ce qui nous retient, de ce qui nous attache encore à une idée des choses et de soi.

Tout le monde veut changer, mais à quel prix, à quelles conditions ?

Alors on préfère se rassurer, être entre soi et se faire brosser dans le sens du poil.
On cherche à évacuer ce qui dérange, sans se poser la question de qu’est-ce qui est dérangé en soi ?
Pourquoi suis-je dérangé ?
Plutôt que de se réaffirmer, plutôt qu’aller puiser en soi les ressources intellectuelles, les arguments précis et les raisons profondes qui nous animent, nous préférons bien souvent montrer à la vindicte celui qui ne pense pas comme nous.
Cette peur de l’autre est notre prison, elle nous enferme dans une part amoindrie de nous-même, médiocre, insignifiante et anti-spirituelle.

Nous devons nous défaire du nihilisme et des idées mortifères qui nous rongent.
Ce sont ces idées et ces représentations qui nous empêchent de progresser vers une humanité réelle.
Préférons la vie à la mort.
Ne nous réjouissons pas qu’elle étende son voile sur nos consciences car elle signe sa victoire.

La vraie initiation c’est celle qui réconcilie avec la vie en voyant la mort non pas comme son contraire mais comme sa contrepartie la plus fidèle.
Aimer la vie c’est accepter la mort comme condition même de la vie.




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