Il flotte dans l’air du temps quelque chose d’indéfinissable.
Un je ne sais quoi qui ravi les âmes intrépides tout en faisant peur à l’ego.
Cela tient du mouvement suspendu, lequel semble immobile à son apogée, tandis qu’il poursuit sa course.
C’est l’entre-deux de la métamorphose, l’instant où la chenille, pas encore papillon est l’un et l’autre sans être ni l’un ni l’autre.
L’on sait que le voile se lève sur l’indicible.
Nos conceptions sont impuissantes à expliquer la mutation qui s’amorce.
Elles se révèlent insuffisantes pour appréhender ce qui relève d’une autre nature.
Nous sommes en train de passer du terrien au galactique.
D’un mode de pensée fragmentaire à une pensée intégrale.
Au seuil de cet envol vertigineux le délitement de nos représentations est le signe de la transformation.
L’on assiste au dépouillement du vieux monde, lequel doit laisser place aux aspirations d’une conscience encore balbutiante.
Nous naissons !