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Journal d’un Métaphysicien de passage.

Journal d’un Métaphysicien de passage.

Déambulations, soliloques, billevesées et autres histoires à dormir debout.


Indignation.

Publié par konrad sur 5 Mai 2012, 16:16pm

Catégories : #Ma prose en 2012

 

Je suis las des discours qui réduisent les propositions à des choix simplistes et manichéens.

Qui nous somment de choisir entre ceci OU cela sans jamais envisager que ce puisse être ceci ET cela.

 

Je suis las d’une culture qui nous dépossède de la complexité de l’être au profit d’une fonction unidimensionnelle de consommateur.

Dont le seul pouvoir dévolu en maigre consolation de ce déracinement programmé est celui d’acheter.

 

Je suis las de tous ceux qui agissent sans avoir à l’esprit que les êtres existent.

Qui tapissent de bonne conscience leur peur d’être surpris par le surgissement de l’inattendu et de l’inconnu.

 

Je suis las de ceux qui veulent changer le monde sans même lui demander son avis.

Qui le travestissent d’idées chatoyantes dont le vernis ne résiste pas aux assauts du Réel.

 

Je suis las des autoroutes de la pensée unique qui conduisent au retour du même.

Aux explications qui ne disent rien de ce dont elles sont censées parler.

 

Je suis las des remèdes aux vertus universelles.

Qui affligent un diagnostique superstitieux à une agonie d’une autre nature.

 

Je suis las de ceux qui courtisent une obole pour prix de leur reddition.

Qui perpétuent sans un regard compatissant l’exploitation de l’homme.

 

Je suis las des libertés sans cesse soumises à conditions.

Qui pavent de bonnes intentions l’enfer qu’elles font naitre.

 

Je suis las des bonimenteurs de la foire au bien-être et de la pensée positive.

Qui hurlent au miracle permanent de l’auto satisfaction.

 

Je me débarrasse de ce fardeau d’illusions qui clôt le regard et appesanti la pensée.

Il n’y a plus de rôle à jouer, à consentir de n’être qu’un parangon formaté aux besoins de la mondanité.

 

Il y a tout à inventer, à découvrir sans idées ni attentes préconçues.

A l’aide d’un nouveau langage apte à réenchanter le monde.

 

Je rêve d’un là-bas qui soit ici sans regret ni amertume.

D’une idée simple et joyeuse qui coule de source sans permission,

Qui appelle la transcendance, conjointe à l’immanence à chanter en cœur

 

L’absolue liberté de l'Être !

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K
Commentaire plein de sagesse :)<br /> Merci.
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B
C'est la part tangible (mortelle) de notre existence qui nous aveugle et nous trouble tant.
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K
Je le pense aussi.<br /> Mais comme mortel j'ai encore cette contradiction de le vouloir et de le redouter en même temps.
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B
Comme toi je trouve ça long...<br /> Mais ne faut-il pas que s'accomplisse la complète sénescence avant d'apercevoir la semence?<br /> Cyril
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