
Pars, pars ; rompt les amarres d’une destinée laborieuse qui te rive à la surface de toi-même.
Ne te réduis pas à n’être que celui qui joue sur le théâtre des vanités un rôle sans cesse répété.
Ne te soumets pas aux injonctions qui tordent l’élan de tes espérances en forme minérale.
L’ampleur de ton âme aspire à la beauté souveraine des vérités implacables.
Elève-toi sur les cimes de l’éternelle sapience d’où le regard embrase l’être entier.
Ceint ton front de l’alliance unitaire, scelle ton âme à l’esprit absolu, clos ton corps dans sa limite, arrime ta puissance à ton céleste désir.
Et va dans ton vaisseau sur l’étendue du silence porter témoignage sur le chemin du retour...