L’automne est ma saison.
Un rideau de brume voile le paysage.
Le réel est prit dans l’étreinte du silence,
Que déchire la plainte du corbeau.
L’enfance de mon âme y a puisé ses rêves.
J’ai foulé la solitude de cet espace limpide
Immobile derrière la vitre de la mélancolie
Mon regard s’ensauvage de sensations.
J’aime cet entre-deux où le temps semble suspendu
A l’intersection du rêve et de la réalité.
Tout est là, accessible, possible, non encore définitif,
Nostalgie d’un état inachevé.