Déambulations, soliloques, billevesées et autres histoires à dormir debout.
Inna Karpova. Photographe. Je suis accablé de lucidité. Ma conviction est faite. Ce monde est sous le règne de Satan et l’immense majorité des politiques - entre autre - sont ses enfants. C’est métaphorique bien sur, mais "Satan" c’est le diviseur, le...
Isabelle Sauvageot. Peintre. Les anciens invoquaient les Muses. Nous, c’est nous-mêmes que nous invoquons. Je ne sais si les Muses apparaissaient – sans doute était-ce selon l’invocation et l’invoqué – mais je sais bien que nous, nous n’apparaissons pas....
Iwona Czubek. Photographe. Une page se tourne et celle qui s’ouvre me laisse songeur. Que me réserve cette ouverture sur l’épilogue ? Quelles traces ma vie y a déjà inscrites ? Je goûte cet instant d’ivresse où tout parait possible. Vais-je devenir libre...
Excellent !
Martin Parr. Photographe. "Quand j’habitais Alger, je patientais toujours dans l’hiver parce que je savais qu’en une nuit, une seule nuit froide et pure de février, les amandiers de la vallée des Consuls se couvriraient de fleurs blanches. Je m’émerveillais...
Moebius. Dessinateur. De quelle substance était tissé ce rêve ? Je décris. Je suis - Je veille. Je veille je suis. Je suis en veille. Entre tête et cœur, suspendu dans un espace non localisé, sans forme ni identité définie. Je suis présence immobile veillant...
Photo perso. Les élections présidentielles s’annoncent précocement. Déjà pléthores de candidats potentiels et putatifs se présentent. Chacun(e) avec ses slogans, ses éléments de langage, ses discours creux, son narratif soporifique, son idéologie ringarde....
Joaquim Sorolla. Peintre. Le passé n’existe plus ; pourtant il pèse dans ma mémoire. Histoires fugaces, prétentions juvéniles, expériences fondatrices. Le passé ne se résorbe pas dans le présent, il traîne en rechignant de s’effacer. Putain d'existence...
Christian Eurgal. Peintre. Deux citations tirées d’un livre d’Albert Camus ; L’été chez Folio et dont la nouvelle s’intitule : Les amandiers. "Savez-vous, disait Napoléon à Fontanes, ce que j’admire le plus au monde ? C’est l’impuissance de la force à...
Gilles Aillaud. Peintre. "Attaqué par le réel sur tous les fronts, refoulé de toutes parts, me heurtant partout à mes limites, je pris l’habitude de me réfugier dans un monde imaginaire et à y vivre, à travers les personnages que j’inventais, une vie...